Bonsoir.
Je ne sais pas si vous, si peu que vous êtes, êtes au courant du sortilège que l’on ma jeté à propos du badminton.
Une fois par semaine, je tente de tout mon être de battre Bot au badminton et je n’y suis toujours pas parvenu. Ne vous dites pas « il est nul ». Je ne suis pas nul. Il n’y a aucune prétention dans ces propos. Si j’étais nul au plus profond du terme, je crois qu’il y a bien longtemps que Bot m’aurait envoyé chier parce qu’il n’y a rien de plus chiant que de jouer avec un mauvais. Je ne suis pas nul, je suis juste pas bon.
La première cause de ce malheur est la fatigue. En tant que non-sportif officiel ( j’ai la carte de membre ), je n’ai pas pratiqué de sport en plus de deux ans et par conséquent, je m’essouffle 554564842243515 fois plus vite que Bot, qui lui, est le sportif de base : corps d’athlète, bête et buté. Donc, il prend un malin plaisir à placer les volants tout devant ou sur les côtés, comme si j’avais que ça a foutre d’aller les chercher, alors qu’il y a tout de même des choses plus importantes dans la vie, comme par exemple les africains qui crèvent de faim. Il y a de l’ironie dans mes propos. Oui, oui.
La seconde cause de cette malédiction est que je n’ai aucune technique proprement dit, j’ai joué au tennis il fut un temps, je n’ai jamais excellé dans le domaine il est vrai, et pourtant, je ne peux plus en sortir, car tous mes gestes sont issus de ce sport ce qui fait que je rate un volant sur trois, ce qui n’est souvent pas le plus utile pour avoir un score bien rempli. Ainsi donc, Bot profite vicieusement de cette faiblesse.
La troisième cause de ce phénomène tout de même très porteur d’attention est la paresse. Cette paresse qui mélange ténacité, colère, rage, puis désespoir. Au début du match, je donne tout, puis en me voyant effectuer moult gestes merdiques et échecs enchaînés, je commence à m’énerver, à m’apitoyer sur mon sort, coups de paume dans le front ou autres auto-gifles n’y font rien, je lâche gros mots sur gros mots, la honte s’accrochant à mon corps, et j’enrage, je sue toute ma colère, je crie, je crache, je blasphème, je m’use, je m’étrippe, je m’ennivre… je n’en peux plus, et là, je craque, la rage entassée en moi forme un desespoir soudain, mes yeux se vident, ma bouche tombe, mes jambes fléchissent, ma force s’estompe, je ne fais plus rien, je ne cours plus, j’abandonne, la volonté fait ses bagages : la défaite. Et là, je vais boire, en n’oubliant pas de pousser la porte avec la tête. Et Bot jouit de cette scène, il bande de tout son sexe, il jubile le rat, il aime me voir souffrir, et il attend impatiemment ce mois de juin, où je ne serai plus qu’une épave.
Je lui ai promis alors que je lui offrirai un cadeau si je ne le bats pas d’ici juin. Car je crois qu’il n’y a rien de pire que d’offrir un cadeau à la personne qui t’aura achevé à petit feu depuis tes débuts jusqu’à ta fin. Ca me motive pour le battre… Ne croyez pas qu’il me bat 15-2 ou 15-0 à chaque fois. Non, il arrive que je mène 7-0, il arrive que je monte jusqu’à 14, il arrive que je le tienne jusqu’à 10, mais rien n’y fait. Je ne sais pas où renvoyer ses services, je ne sais pas où placer mes volants si ce n’est dans les couloirs, je ne sais pas où caser mes amortis si ce n’est dans le filet, je ne sais pas où me caler des doigts si ce n’est dans mon anus. Je suis un loser, un perdant comme on dit dans notre jargon. Je suis mort de l’intérieur. Longue mort à moi…
ca sert a rien de s'apitoyer sur son sort... ca mine le moral et ça fait faire encore plus de merde qu'on en fait à la base...Si, o lieu de te frapper la tete violament ac ta paume tu frappait le volant violament ac la rage de vaincre
et l'envie de lui faire faire la limace et de le rendre impuissant, LA jsui sure que tu le battrai. C'est pas une question de fatigue ou de mollesse