Posté le 30.04.2006 par Péchou
C'est étrange, mais à chaque fois que je me connecte sur ce blog autant fabuleux qu'inutile et inutlisable, avec la volonté et la concentration nécessaire à ce genre d'évènement informatique si particulier, mes tentatives littéraires se soldent automatiquement par un "échec" comme le dirait si bien floran ... Sensation encore plus étrange, celle de ce moment même, je suis certain que je vais réussir ...
Pourquoi tant d'orgueil et si peu de retenue ? Tout simplement parce qu'il est là, et que je suis las ! Las de le voir, de le ressentir, d'entendre son silence ...
C'est le genre de personnes que l'on aime pas voir chez soi, on fait tout pour l'éviter. Quand on le croise, on vaque rapidement à n'importe quelle activité futile (faire des crêpes) avec une concentration sans failles, on ne détourne pas le regard, alors qu'il est juste derrière notre épaule et le temps ralentis, on ne s'habitue pas à sa présence, au contraire ...
Il parle dans le silence, il vient quand tu es seul et te harcèles, essayer de le chasser, c'est accepter sa présence ...
Ecrire cet article, c'est l'activité futile ... Et comme je l'ai dis, il est toujours là ... L'ennui ...
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Posté le 22.04.2006 par Floran
Vu que le blog est en train de sombrer dans une sombre décadence, je vais ainsi donc tenter de le ranimer non pas par du bouche à bouche sauvage et pornographique, mais par le long, fin et vicieux fil de ma plume. Car il est temps de changer cette ère du temps, il est temps de révolutionner cette démocratie enfumée sous les aristocrates dictateurs qui se prennent pour des monarques. C’est profond, j’en suis conscient, Voltaire disait : « j’veux dire, tu maîtrise l’écriture ou tu maîtrises pas tu vois… ». Et bien moi, je maîtrise. Pour vous prouver cela, ainsi que toute l’affection que je vous porte, voici un poème, que je vais écrire, oui madame, du début à la fin, comme ça, sur un coup de tête, maintenant.
Femme, ô femme,
Toi qui tourne les regards et les rend pluvieux,
Toi qui, œuvre d’art, orne nos banlieues,
Comment décrire pareille faiblesse que de te regarder ?
Rage que de subir tant de stress à imaginer
Moult histoires utopiques dont tu serais l’héroïne,
Conclues par des fins tragiques, corps vibrant sous la morphine.
Souffrances, souffrances face à l’être suprême,
Tant de supériorité infligée par ma bohème.
Je t’en supplie, femme, prêtresse de la beauté,
Crève moi donc les yeux que je ne puisse admirer
Tant de formes arrondies me brûlant la rétine,
Pareilles aux flammes de l’Enfer qui peu à peu me piétinent.
Je crie, j’agonise, je crache, je vomis,
Face à tant de rage, d’ignorance et de mépris,
Je boite, bossu, lèvres collées à tes chevilles,
Diable, ma bien-aimée, arrache donc cette faucille,
Plantée droit au cœur, Poséidon le traître,
Prenant malin plaisir à devenir maître
De vos sentiments et peurs les plus absurdes,
Dérivant, titubant sous la force, magique mais rude
De l’amour et ses dérivés, toujours rasant les murs,
Tel un espion mal famé au sang de bourbe, impur.
Femme, Femme, reine de l’esclavage,
Au diable les caprices, sus aux scènes de ménage,
Viens à moi, retire ce masque noir
Qui cache les traits de ton visage et nourrit mon désespoir.
Approche, n’aie crainte, approche de ta cible,
Achève moi, tire, que tes balles me criblent
Dieu que je souffre, femme, tu me domines
Je n’ai pour moi-même plus aucune estime.
Tu m’enivres, tu me chavires, tu me poignardes, tu m’affliges
Et moi, devant tout cela, tel un chien je m’incline,
Et lorsque soudain tes yeux sur moi se figent,
C’est là, à cet instant, que mon être devient machine.
Floran Remy,
Femme, ô femme
22 avril 2006,
« Poèmes Rimbaudesques et Baudelaires »
Posté le 13.04.2006 par Bot
Dans la rue, une none marche, tranquille. Quand soudain, sortant du cinéma, un jeune zoulou lui saute dessus et la frappe jusqu'au sang. Après 5 bonnes minutes d'acharnement, l'homme s'en va en lui lachant d'un ton hargneux et fier :
"Ben alors Batman, t'es pas si balèze que ça en fait !..."
Merci Jo ^_^
Posté le 13.04.2006 par Bot
Bonjour.
Je ne sais pas si vous, si peu que vous êtes, êtes au courant du sortilège que l’on a jeté à Floran à propos du badminton.
2 soirs par semaine, Floran et moi allons jouer au badminton. Nous nous échauffons quelques minutes, puis vient le temps du match. Si vous avez lu l'article de Floran, vous devez savoir que, depuis 5 mois que nous jouons, il ne m'a jamais battu. Loin de moi l'envie de faire resplendir cet exploit, je voudrais simplement vous faire part (même si c'est surtout pour lui que je fais ça) de mon point de vue.
Si lui a reçu une malédiction l'empechant de me battre, j'ai personnellement reçu la malédiction m'empechant de gagner le tir au sort pour savoir qui commence a servir. Ainsi, Floran commence tous les matchs par servir.
Il sert donc. Et là, c'est à peu près toujour le même scénario : je joue plutot mal, et Floran joue plutot bien. Ainsi, le spécialiste qui nous regarde jouer pensera que Floran va me battre. C'est une règle, je ne sais pas comment ni pourquoi, mais Floran marque toujours les premiers points. Quelques fois, il s'arrete à 1 ou 2, mais parfois il parvient à me mener 7-0.
C'est là que tout bascule. Cette sensation de faiblesse que je ressens, cette nullité qui émane de moi, cela m'énerve. A chaque match, moi aussi, je suis tendu. Mais cet enervement, je parviens à le transcender. Je profite de cet état pour jouer mieux, pour faire de mon mieux, et j'y parviens. J'analyse ce qui ne va pas, et rétablit la situation. Me frapper, rentrer dans un mur, cela ne m'interesse pas. Au pire, il m'arrive parfois de lacher quelques cris sauvages. Mais jamais plus. Cette rage qui est en moi ne doit pas sortir.
Alors, la tendance commence à se renverser. Je remonte peu à peu mon adversaire, mais il continue à bien jouer. Jusqu'a ce que, fatalement, j'arrive à sa hauteur.
C'est alors que l'enervement le gagne. Je ne m'étendrais pas dessus, il l'a assez fait. Mais ce que je peux voir, c'est que cela lui cause du tord. De fait, il joue de moins en moins bien. Ainsi, le match devient à sens unique, tels les guerres éclairs organisées par les Etats Unis.
Je finis pour gagner, toujours, grâce au mental de Floran. Il se dit faible, techniquement ou physiquement, mais je pense que c'est plus du côté mental qu'il devrait chercher. Il ne parvient pas à rester concentré le match entier, à gérer son stress.
Il se dit faible physiquement, mais ne se rends pas compte qu'après un match, je suis aussi fatigué que lui. Il se dit faible techniquement, mais sait que je n'en ai pas plus que lui. J'ai seulement un esprit peut être plus aiguisé par la compétition, j'aime surement moins perdre.
Donc, je gagne. Et, comme il l'a dit, je jubile. Mais, believe me or not, ce n'est pas le fait de gagner qui me procure cet extase. Non. C'est de voir Floran se frapper, le sentir se sentir impuissant. Il n'y a rien de plus jouissif dans un match que de mettre son adversaire au sol, quand on donne le meilleur de soi. Qui n'a pas fait de sport réellement ne peut pas comprendre ça ...
Pour finir, je voudrais dire que moi j'y crois. Un jour, c'est certain, Floran me battra. Car quand il le veut vraiment, il joue bien et sort des super coups. Il suffit donc qu'il réalise ça, et il me battra. J'espère seulement que ça sera après Juin, pour avoir mon cadeau !
Bot.
Posté le 12.04.2006 par Floran
Ce matin, 8h30, couché 2h la veille, je me réveille au son des canons. Oui camarade, des canons. J’entends déjà les crépitements des mitrailleuses, j’ouie les coups de fusil, de gros coups martelant l’air, faisant frissonner la moindre particule d’atome ou autre neutron, je devine les voix humaines, se mélangeant, pour n’en former qu’une, pleine de courage, de vaillance, fidèle à sa patrie, je sens cette détresse humaine qui réunit les hommes sous une nature de survie, mais je n’en veux pas, non, je n’en veux pas de toute cette manigance, tout ce vacarme, ce bruit agressif, me caressant les tympans de sa main gantée de clous, oh oui je souffre, je souffre le martyr, revoir ma famille, revoir mes amis, revoir mon pays, je me bouche les oreilles, mon lit (de mort) me retient, je veux sortir, mais mon être tout entier m’en empêche : « haaaaaaaa » dis-je d’un air glauque et désemparé, je succombe, j’ai besoin d’un verre de jus d’orange, comme une femme enceinte aurait besoin d’une fraise, je ne peux même pas sortir de cette salle sans être habillé, de peur que l’ennemi ne me surprenne, mais il est temps camarade, je dois affronter mes faiblesses et faire face aux tyrans.
J’y vais, je suis obligé de petit-déjeuner dans mon salon, je ne peux pas laver mon bol, l’évier étant condamné à la poussière éternelle, je ne peux pas jouer avec ces martèlements et mitrailleuses me défonçant les oreilles, je ne peux que me réfugier dans ma chambre, ils ont prit la cuisine, je dois reculer, le froid s’empare de mes murs, c’est la guerre. Ils ont enlevé la fenêtre et la porte pour les replacer plus loin, je les vois ces pourritures communistes, avec leur marteau ( mais point de faucille ), je les vois ces satanés soldats munis de perceuses et de burin, ils mitraillent, ils plantent, ils clouent, je n’en peux plus, je dois m’évader de ce chantier…
Je m’en vais manger chez Angélique, je fuis, tel un lâche, laissant ma maison, ma vie, mon domaine, aux mains de ces rapaces, je les vois doucement derrière moi s’éloigner, je m’en vais, je quitte ma patrie, je déserte, je m’exile…
Mais je reviendrai, oui, et j’aurai une nouvelle chambre…
Posté le 12.04.2006 par Floran
"Il y a une différence entre avoir la classe par la parole et avoir la classe par la parence..."
Floran Remy, durant une reflexion philosophique en pré-défaite de badminton.
Dédicacé à Bot et Tom aussi...
Posté le 11.04.2006 par Floran
"Je sais que c'est too bad mais le bad à Bot ça l'botte ?"
( dit d'un air niais et ironique )
Vincent Mounès, le mardi 11 avril 2006
Posté le 10.04.2006 par Floran
"La vie est belle"
dixit Floran Remy un soir de printemps...
Posté le 10.04.2006 par Bot
C'est dans un contexte particulièrement houleux que j'écris cet article. Je suis en effet au comble de la crise de nerfs, au point d'avoir envie de frapper dans un mur jusqu'à en avoir le sang qui coule des phalanges, de mordre dans du fer jusqu'a en avoir les dents brisées. Mais je ne le fais pas. Non seulement parce que c'est stupide, mais en plus car la seule solution pour passer mes nerfs serait de faire quelque chose qui utilise viollement tous mes muscles à la fois, où détourne mon attention totalement. La première étant impossible, la seconde n'existant pas, je me contente de taper sur les touches de mon clavier, avec une ferveur non dissimulée. Je pense que mes voisins doivent se demander qui bricole tellement je fais du bruit ...
Pourquoi une telle situation, me demanderez vous ? Et bien c'est simple : aujourd'hui, rien ne va. Mais alors rien. Vous savez, il y a des jours comme ça où vous vous dites que vous n'auriez pas dû vous lever. Et bien ce 10 Avril, c'est le mien.
Tout commence très tôt, aux alentour de minuit trente. Je regarde alors les 4 fantastique (avec Jessica Alba) dans le noir de ma chambre. Le film est moyen, mais dans le noir, seul, tard, il reste convenable. Quand soudain, non loin du dénouement, plus rien. Le film n'était pas en entier. Déçu, je décide de dormir, étant donné que, fait rare, je me lève avant 8h30 le matin. Je ne sais alors pas encore que j'aurais mieux fait de ne pas mettre mon réveil.
8h25, le réveil sonne. Je me réveille, baille, et de suite m'en rends compte : j'ai le nez bouché. Pour l'instant, rien de grave. Je me lève, me mouche, déjeune des petits écoliers de chez leader price (n'en déplaise à Pechou), me lave et m'habille. Tout se passe comme à l'accoutumée. Le calme avant la tempête.
10h00, direction le fac. Il y a une assemblée générale. J'entretiens durant le trajet l'espoir d'une levée de la grêve. Arrivé dans l'amphi, je m'installe au fond, toutes le splaces étant prises. Je suis debout. Et je le reste une heure trente durant. C'est dur. Mais ca n'aurait pas été si dur si, malgré l'annonce du retrait du CPE, les Staps de Toulouse n'avaient pas voté la grêve à nouveau, sous pretexte que "la loi sur l'égalité des chances et la baisse des postes du Capeps sont encore d'actualité". J'apprends donc que je ne reprends pas les cours, et que, de toute manière, il faut au moins 2 jours pour reconstituer une emploi du temps.
Je rentre à mon appartement, déçu. Je range mes affaires, et décide de faire un peu de piano. Une demi-heure d'agacement, mes doigts rebelles ne voulant pas écouter les ordres que je leur donnent. C'est donc avec l'esprit déjà bien heurté que je prends la voiture pour rentrer chez moi.
Le trajet se fait comme j'en ai l'habitude. On me fait des queues de poissons, je prends tous les feux, je suis bloqué sur la route de Francazal, je suis derrière une mamie qui roule a 30 dans cugnaux ... Bref, je rentre chez moi.
De suite, mon chien (le plus stupide du monde) me saute dessus et me salit la veste. Je la dégage d'un coup de pied retenu, afin de lui faire comprendre sans lui faire mal qu'elle a fait une bêtise. J'ouvre la porte, et déjà je me fais houspiller. Ma mere. Peut être pense-t-elle que c'est moi qui vote la greve ... Je l'entends sans l'écouter, puis, à bout, je lui dit de se taire, que je suis déjà assez énervé sans qu'elle vienne se rajouter. Je pose mes affaires et me fais à manger. Un oeuf au plat et du maïs. Malgré la couche épaisse d'huile, l'oeuf s'accroche à la poele. Je rouspete, mais à cette heure là, tout va bien. C'est ensuite que tout bascule, et alors je tombe dans l'état de stress et d'enervement si commun à ces journées.
Je tache mon tee-shirt avec de la sauce salade. Je hais ça. Me retenant de jeter l'assiette sur la télé, je la mords. Je décide alors de faire de l'ordi, histoire de me calmer un peu.
Je passe toute l'aprem ou presque sur l'ordi, vu qu'il pleut et que tout le monde à cours. Mon état n'empire pas, mais ne s'améliore pas non plus.
Et là, grosse erreur. Je monte à la télé, regarder un spectacle d'une comique dont je ne connais pas l'illustre nom. Je me couche sur le canapé, deuxième grosse erreur. Me mère arrive, je lui cède de la place à m'asseillant, et là, sans coup férir, elle me demande aussi des coussins, pretextant un mal de dos. Je les lui donne volontiers, tout en lui disant que son pretexte est inutile vu qu'il lui faut toujours tous les coussins (tiens, ça me rapelle quelqu'un ...). Troisième erreur. Telle un cheval piqué par un taon par une chaude journée de concours hyppique, elle enrage. Je me fais traîter de mauvais fils, d'homme méchant. Mon éducation a été raté. Au pasage, mon frère, encore plus innocent que moi si cela était possible, en prends pour son grade. A mon tour alors de la traîter d'enfant, de fille unique, bref, une dispute entre mère et fils. Mais là, au moment même où la tension est à son comble, comme on pourrait le voir dans une pièce de théatre, le père entre dans la maison. C'est donc sous les cris de ma mère et de mon père réunis que je file devant mon ordi, me mets la musique à fond dans le casque, et alors tout s'envole.
Du moins en théorie. Car, comme pour enfoncer le clou, la musique qui passe ne me sied pas. Je la passe, mais la suivante non plus. Je refais de même, mais la musique aussi. Je décide tout de même de l'écouter, espérant que si j'offre cette satisfaction à mon lecteur, il sera gentil et me mettra une chanson que j'aime.
Le temps d'écrire cet article, je suis allé manger. Le repas était bon, mais pas l'ambiance. Pas un mot durant une bonne moitié du repas. Pour l'autre, c'est engueulades sur engueulades. Même le pot de nutella vide (paix à son âme) est un sujet de discorde. Le diner se finit tout de même sans mort, et sans moi, qui me suit dépêché de finir mon dessert pour pouvoir échapper à cet enfer.
Là, je m'en vais chez Floran voir un film. Je vous dit à tous adieu, car pour finir cette journée, je me voit bien me faire renverser par une voiture, perdre la moitié de mon sang, sans toutefois mourir, aller jusqu'a l'hôpital, subir une perfusion, le medecin se trompant de groupe, et, alors que j'agonise dans d'atroces souffrance, mes parents refuser que l'on me débranche, et donc finir ma vie, exceptionnellement longue, coincé dans un lit, incapable de bouger où même parler.
Adieu donc, je vous aime tous.
Bot.
Posté le 10.04.2006 par péchou
Une petite fille rentre de l'école ...
"Papa j'ai eu 3/20 en rédaction"
"Tu connais la sanction ... tu vas devoir me faire une petite fellation"
Elle s'exécute
"Mais elle a gout de caca !!"
"Ton frère a eu 2 en Maths ..."
Enjoy